En arrêt maladie, l’Assurance Maladie ne remplace pas votre salaire : elle verse des indemnités journalières (IJ) calculées selon des règles précises. Les connaître permet de mesurer ce qu’une prévoyance doit compléter.
Comment l’indemnité est-elle calculée ?
Elle est égale à 50 % de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois avant l’arrêt (12 mois en cas d’activité saisonnière). Par exemple, pour un salaire de 75 € par jour, l’indemnité est de 37,50 € bruts par jour (ameli.fr).
Existe-t-il un plafond ?
Oui. Le salaire est pris en compte dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel, soit 2 613,83 € bruts pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026 (ameli.fr). Au-delà, votre indemnité ne progresse plus : plus votre salaire est élevé, plus l’écart avec vos revenus habituels se creuse.
Qu’est-ce que le délai de carence ?
Pendant les 3 premiers jours de l’arrêt, aucune indemnité n’est versée. Ce délai ne s’applique pas notamment en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, ou pour une prolongation après une reprise de 48 heures maximum. Pour une affection de longue durée, il n’est retenu que pour le premier arrêt sur une période de 3 ans (ameli.fr).
Faut-il remplir des conditions ?
Oui, des conditions d’activité ou de cotisation. Par exemple, pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026, il fallait avoir travaillé au moins 150 heures entre le 1er avril et le 30 juin 2026, ou avoir cotisé sur un salaire suffisant (ameli.fr). Des conditions plus longues s’appliquent aux arrêts prolongés.
Qui complète ces indemnités ?
Selon votre convention collective ou votre accord d’entreprise, votre employeur peut maintenir tout ou partie de votre salaire, parfois même pendant les jours de carence (ameli.fr). Pour le reste, et surtout pour les arrêts longs, c’est le rôle de la prévoyance : voir prix d’une prévoyance et notre page prévoyance.
