Garanties IPP, IPT, ITT : comprendre les invalidités couvertes par votre assurance de prêt

Un contrat d’assurance emprunteur comporte généralement plusieurs garanties distinctes en cas d’incapacité ou d’invalidité, désignées par des sigles qui prêtent souvent à confusion : ITT, IPT et IPP. Comprendre leurs différences est essentiel pour savoir précisément ce que couvre réellement son contrat.

Qu’est-ce que l’ITT, l’incapacité temporaire totale de travail ?

L’incapacité temporaire totale de travail (ITT) couvre les périodes où l’emprunteur est temporairement dans l’incapacité totale d’exercer son activité professionnelle, à la suite d’une maladie ou d’un accident. Elle prend en charge tout ou partie des échéances du prêt pendant cette période, généralement après un délai de franchise contractuel.

Qu’est-ce que l’IPT, l’invalidité permanente totale ?

L’invalidité permanente totale (IPT) intervient lorsque l’emprunteur est reconnu durablement incapable d’exercer une activité professionnelle, avec un taux d’invalidité généralement supérieur à 66%. Cette garantie prend en charge le remboursement du capital restant dû, selon la quotité souscrite, de façon similaire à la garantie décès.

L’ITT continue-t-elle si je reprends à temps partiel ?

En principe non : l’interruption d’activité doit être totale, et la prise en charge cesse en cas de reprise, même partielle. Le versement peut toutefois se poursuivre si une clause expresse du contrat le prévoit (ABE Infoservice). C’est un point à vérifier, notamment si votre métier permet un mi-temps thérapeutique.

Et l’invalidité la plus grave, la PTIA ?

La perte totale et irréversible d’autonomie relève d’une garantie distincte, avec trois conditions cumulatives, dont le besoin d’assistance d’une tierce personne pour les actes de la vie courante (ABE Infoservice). Voir garantie décès et PTIA.

Qu’est-ce que l’IPP, l’invalidité permanente partielle ?

L’invalidité permanente partielle (IPP) couvre les situations d’invalidité moins sévères, avec un taux généralement compris entre 33% et 66%, et donne lieu à une prise en charge proportionnelle au taux d’invalidité reconnu. Les seuils de déclenchement et les modalités de calcul varient sensiblement d’un contrat à l’autre, ce qui en fait un point de comparaison important entre offres.

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