Acheter avant de vendre : le prêt relais permet de ne pas rater une opportunité immobilière, mais son assurance suit une logique un peu différente d’un crédit immobilier classique.
Qu’est-ce qu’un prêt relais, concrètement ?
C’est une avance de trésorerie accordée par la banque, généralement pour 12 à 24 mois, en attendant la vente d’un bien existant. Son montant correspond souvent à une part de la valeur estimée du bien à vendre, remboursée en une fois lors de la revente.
Faut-il assurer un prêt relais ?
Oui, la banque exige en général une assurance décès-invalidité, comme pour tout crédit immobilier. L’enjeu est le même : si l’emprunteur décède ou devient invalide avant la revente du bien, l’assurance prend le relais du remboursement.
Pourquoi la garantie perte d’emploi est-elle rarement incluse ?
Sur une durée aussi courte, le risque de perte d’emploi est jugé secondaire par rapport au risque principal, qui est de ne pas vendre le bien à temps — un risque que l’assurance emprunteur ne couvre pas, c’est à l’emprunteur de l’anticiper avec sa banque (prolongation du prêt, par exemple).
Peut-on déléguer l’assurance sur un prêt relais ?
Oui, la délégation d’assurance s’applique aussi aux prêts relais, mais le gain est souvent plus modeste vu la durée courte : faites le calcul avant de vous lancer dans les démarches, les frais de mise en place pouvant parfois dépasser l’économie réalisée sur quelques mois. Voir notre guide changer d’assurance emprunteur.
Et si la vente tarde plus que prévu ?
Le prêt relais peut être prolongé ou transformé, ce qui a des conséquences sur l’assurance à ajuster en conséquence. Parlez-en à votre conseiller avant l’échéance initiale, pas après.
